Cherchez la bande (voir vitalirosati.net/porno)

updated 15:39:06 - May 23, 2020

Disclaimer

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[S] Les textes qui suivent sont réservées aux grandes personnes. Si tu es mineur(e) [M] (pas si tu travailles dans une mine, bien sûr) [S] tu peux être extrêmement horriblement terrorisé(e) et traumatisé(e) incroyablement à vie à un point tel que tu ne peux pas imaginer, puisque tu es encore trop jeune pour être exposé(e) à une littérature aussi vile qui en plus de tout et par dessus le marché exploite les instincts les plus abjects de la nature humaine.

[M] En effet, tu as appris au catéchisme que si Dieu dans Son infinie sagesse a donné un sexe à l’Homme et à la Femme ce n’est qu’à une unique fin : qu’ils s’en servent pour procréer et saturer la surface du globe de petits morveux, et rien d’autre. [S] Pas question pour l’Homme et la Femme, ces nobles Créatures du Seigneur, de s’abaisser à se masturber, à se suçoter ou de s’enfiler par tous les orifices sans honte ni vergogne. Quant à l’homosexualité, on n’en parle même pas : c’est contre-nature et puis c’est pas propre du tout. [M] Cela dit et entre parenthèses, le petit trou, c’est fait pour faire caca, et le zizi ou la foufoune pour faire pipi. Point. [S] Donc, si tes parents sont de bons chrétiens (et nul doute qu’ils le sont), ils ne se sont forcément jamais risqués à forniquer autrement que pour assumer leur devoir conjugal et assurer la conservation de l’espèce. […] [S] Tu te demandes ce que tu risques à tenter le coup de cliquer sur «ENTRER» parce que, bien sûr, tu as une envie coupable de te vautrer dans toutes ces cochonneries odieuses. Il n’en est pas question ! Petit(e) dévergondé(e) !

[M] Récapitulons pour que les choses soient bien claires. Tu n’as pas le droit de lire des histoires qui parlent de fesses. Pas la peine d’insister, je viens de t’expliquer que c’est interdit. Bien compris ? [S] Et par la même occasion tu retournes faire tes devoirs ou jouer avec tes Hot Wheels et tes Barbies. Compris ?

Anne Archet

Quelques problématiques…

Source: Anne Archet
Source: Anne Archet

Bienvenue sur la table ronde consacrée à la littérature porno-érotique francophone. Ici, quelques éléments théoriques que l’on veut aborder (je propose de créer ensuite des vignettes par cas d’étude ou auteur)

  • Le pornographique : un genre d’avant-garde ? Entre marginalité et avant-gardisme, le porno s’inscrit dans un espace para ou non-institutionnel. Il y a aussi une dimension tactical media : détourner les écritures numériques et leurs connotations Encore des marges ? Encore du centre ? Un monde qui par définition est au centre de la marge. En le thématisant, nous thématisons une reconfiguration des frontières.

Qu’est-ce qui produit de la visibilité ?

  • La littérature porno : un genre féminin ? De la clit-lit à la question du genre

  • Espace numérique, espace pornographique reprendre les textes du séminaire

  • Répertoire à la volée des initiatives par la bande

Espace numérique, espace pornographique : la carte et ses marges

theorie

La thèse de fond que l’on veut démontrer est que la caractéristique fondamentale du numérique est de reconfigurer la structure de l’espace et que cette reconfiguration est analogue à celle réalisée par la pornographie en tant que genre.

En d’autres termes : on a souvent dit que le numérique « déterritorialise », qu’il rend l’espace « liquide », qu’il « déstructure ». À mon avis, il n’y a rien de plus faux : le numérique produit un espace très structuré, mais cette structure est différente de celle de l’espace non-numérique ou plus précisément prénumérique. Le numérique ne détruit pas les frontières, les limites et les relations spatiales : il les déplace et les agence différemment.

De la même manière, le porno met en question les structures spatiales normalement acceptées dans une société pour en créer de nouvelles.

Commençons par le porno. Un de ses fondements est de déplacer la frontière entre intérieur et extérieur et donc entre visible et invisible. Beatriz Préciado le montre dans son livre Pornotopie où elle analyse les architectures intérieures proposées dans les années 1950 par Playboy.

Si l’on regarde n’importe quel site de vidéo porno (par exemple youporn ou porntube) on remarque immédiatement deux choses :

  1. les frontières entre visible et invisible ne sont pas celles de l’espace non pornographique : on voit des choses qui ne sont pas visibles ailleurs – en particulier les organes génitaux. L’exposition des parties génitales est une des clés des vidéo porno : il faut les voir et il faut voir la pénétration – ce qui n’est pas le cas de l’érotisme qui se base plutôt sur une ambiguïté entre montrer et cacher. L’érotisme, en d’autres termes, accepte les frontières normales entre visible et invisible et joue à provoquer la stabilité de ces frontières. La cheville de Mme Arnoux dans l’Éducation sentimentale est érotique : Frédéric ne devrait pas la voir et pourtant il la voit. Dans le porno, au contraire, il est nécessaire de voir la vulve de l’actrice et le pénis de l’acteur, autrement ce n’est pas du bon porno. Une des habilités des acteurs est d’adopter des positions qui permettent de voir les organes génitaux et la pénétration.

  2. Les vidéos sont très structurées, très codées, même très rigidement codées. Comme le montre Julien Servois dans son Le cinéma porno, les films pornographiques respectent de façon maniaque les codes. Un gonzo, par exemple, (le genre porno le plus diffusé sur ces plateformes) respecte un ordre d’actions et de plans très précis (fellation, cunnilingus, pénétration vaginale, pénétration anale et cumshot final). En d’autres termes, la transgression des structures de l’espace traditionnel ne signifie pas la suppression de toute structure. Au contraire, ce déplacement des frontières habituelles est compensé par un excès de structure – comme si le fait de mettre en question la structure institutionnalisée demandait d’en créer une autre encore plus fixe et rigide.

Passons maintenant au numérique. La première chose à souligner est qu’il s’agit d’un espace – comme je l’ai souligné à plusieurs reprises. Le numérique est un espace parce que c’est le milieu où prennent place nos actions (nous faisons des choses dans les environnements numériques) : ce n’est pas seulement une question de communication ou d’échange d’information, mais il s’agit d’un véritable espace d’action. La deuxième chose à souligner est que cet espace n’est pas du tout flou, liquide, déstructuré. Au contraire il est régi par des structures stables et claires : les relations entre les objets sont établies par le code (elles sont codées dans le sens informatique et non informatique du mot) – j’en parlais ici, par exemple. La troisième chose à souligner est que la structure de l’espace numérique implique des dynamiques d’autorité et de pouvoir (exactement comme c’est le cas de n’importe quel espace) – j’en parlais ici. Pour finir : la reconfiguration de l’espace opéré par le numérique consiste en premier lieu à déplacer les frontières entre visible et invisible, privé et public – d’où sa ressemblance avec le porno.

Pour résumer : étudier l’analogie structurelle et formelle entre le porno en tant que genre et le numérique en tant qu’espace nous permet une compréhension plus approfondie de ce dernier et en particulier de ses enjeux politiques.

Vers une clit-lit ?

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Source : rose bonbon
Source : rose bonbon

La clit-lit est un jeu formé à partir de l’expression chick-lit (littérature pour “nanas”) - cette littérature à l’eau de rose légèrement (surtout marquée par un romantisme et très légèrement érotiqe), écrite par des femmes et pour des femmes, qui a connu notamment dans les 90’s a quelques grands succès, avec par exemple Bridget Jones. Les ventes de ce type d’ouvrage ont tendance à s’être essouflées.

Mais ce déclin de la chick-lit s’accompagnerait de l’essor d’une clit-lit, à la fois bien plus explicite en ce qui concerne la sexualité, mais aussi plus féministe - c’est du moins, l’une des revendications du courant. Cette clit-lit connait un essor non négligeable avec le web.

Dans l’Urban Dictionnary, la clit-lit est ainsi définie :

Trash novels, TV and movies written by, for and about self-centred women looking for men to stimulate their vaginas and to sponge money off. In the Library: “Where can I find ‘Bitchette Jones’ Diary’ and ‘Slags in the City’?” Librarian: “They’re in the Clit Lit section, Madam, next to the ‘How to use your vibrator’ manuals. It’s easy to find - there are lots of other boring bitches with cardboard-cutout personalities browsing the shelves over there.”

La clit-lit, ce serait donc un peu Fifty Shades, mais en mieux (en plus trash). Des récits érotico-pornographiques qui ne s’encombrent pas de métaphores et d’euphémismes. On parle de sexe, le vrai, le beau.

Selon les sondages (comme ici dans Livre Hebdo), la littérature érotique bénéficie d’un large lectorat, que la prolifération des dispositifs de lecture numérique (tablettes, liseuses) ont larguement encouragé. L’argument souvent avancé, dont je doute à vrai dire beaucoup, est que le medium de lecture numérique anonymiserait / effacerait le medium livresque imprimé et notamment sa couverture. Plus de littérature que l’on s’échange sous le manteau, donc.

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Rose bonbon : modéliser le plaisir féminin ?

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Puisqu’il est question ici de medium, parlons de l’application qui a existé de 2014 à 2016/7. Rose Bonbon est une application à vocation masturbatoire, qui s’adresse principalement aux femmes, en proposant une série de nouvelles érotiques. Il s’agit : - d’un hypertexte dont vous être l’héroïne (à la lectrice de décider comment va se passer le récit) - des suggestions de récits taillés sur mesure (en fonction de vos choix de lecture) - des contenus plutôt “vanilla” que vraiment hard

L’appli cherche à savoir si vous êtes satisfaite ou non, en posant une série de questions très intéressantes, qui relèvent à la fois des contenus thématiques (relations interraciales - selon des tags rappelant n’importe quel site porno), mais aussi des effets stylistiques.

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Écritures profilaires

profil auteur forme

Source : Anne Archet
Source : Anne Archet

D’abord nées sur les sites de rencontre en ligne, les écritures profilaires permettent d’investir des formes texte-image jouant entre monstration et dissimulation, autour de la frontière entre le visible et l’invisible.

De profil, l’autrice ou l’auteur construit son identité à partir d’un torpillage de l’impératif référentiel, en cultivant une forme de représentation paradoxale, que l’on pourrait qualifier d’anonymat ostentatoire, ou encore d’invisibilité obscène.

Il s’agit de joue à se cacher, à mettre en scène son anonymat – exploitant l’association contradictoire entre pudeur et exhibition.

Considérons le profil de l’écrivaine québécoise Anne Archet dont on ne connaît ni l’identité civile, et dont on n’a jamais vu le visage. Anne Archet est donc le pseudonyme anarchique d’une auteure dont la production littéraire est essentiellement érotique, même résolument pornographique. Les textes d’Anne Archet sont d’ailleurs publiés en ligne, sur un blogue au titre évocateur : Lubricités. Mais le caractère érotico-pornographique de l’écriture d’AA est déjà inscrit dans le profil de l’auteur, tel qu’il se construit sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, par exemple, le profil d’Anne Archet expose le corps féminin dans une pose lascive mais, au risque de décevoir, reste invisible.

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Prélude à l’après-midi d’une fauve

[…] Bandé et prêt pour toi
Petit, maigre, 19 ans, rêve d’une cougar
Disponible pour un café et peut-être plus…
Bâillonnée et ligotée
Besoin de crème
Film porno et masturbation mutuelle chez toi
Ma queue + ton cul = extase

Les travailleuses du texte : Émilie Noteris, Cy Jung, etc., etc.

Au cours de nos navigations sur les sites et les blogues littéraires, sur les réseaux sociaux où les auteurs sont de plus en plus actifs, nous pouvons constater l’émergence d’un important corpus d’écrivaines qui, entre autres points communs, entretiennent une réflexion à propos de leur statut de femme, d’auteur, et plus encore de leur statut de « femmes auteurs ».

Elles s’appellent Albertine, Anne Archet, Victoria Welby, Les Fourchettes, Sarah-Maude Beauchesne, Cécile Portier, Émilie Notéris, Geneviève Pettersen, Madame Chose, Lora Zepam, Juliette Mézenc… et leur activité d’écriture en ligne pourrait leur valoir le titre de « travailleuses du texte ».

L’expression est d’abord née dans le contexte particulier de la scène littéraire LGBT française et féministe (Cy Jung ou Emilie Noteris s’en revendiquent) mais elle peut rassembler plus largement un certain nombre d’auteures qui, à travers des œuvres singulières, partagent :  - 1) une réflexion sur leur statut de femme écrivain - 2) un engagement féministe qui - 3) réfléchit à la question du corps féminin pour, souvent mais pas systématiquement, se traduire par une œuvre érotique voire pornographique.

Pesant avec soin le sens et la poésie des mots, leur écriture aime la provocation – à l’image de Cy Jung, « fière de tapiner au bord des lignes, attrapant les mots au passage, négociant le prix de chacun pour qu’il vienne enrichir le texte de son sens ou le dévoie, c’est selon. Je suis une travailleuse du texte. Allez ! venez… Ce n’est pas cher ».

Ce corpus original se distingue enfin par un dernier point commun : ces auteures ont une existence pour l’essentielle « numérique » : parce qu’elles ont d’abord opté pour une production et une diffusion de leurs récits en ligne, elles ont du coup bâtit leur propre personnage d’écrivain sur le web, qui est devenu pour certaines un espace d’exposition aussi bien qu’un écran de protection.

En effet, dans la liste non exhaustive des travailleuses du texte que l’on vient de citer, se trouvent de nombreux des pseudonymes, des avatars, dont certains sont partagés par plusieurs écrivains de chair et d’os, tandis que d’autres cachent au contraire une seule plume, ou un seul clavier. Naissance d’une communauté ?

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Effets de communauté (francophone ?)

  • Communauté francophone ou communauté féministe, d’écrivain.e.s érotiques ? Il y a quelques jours, Nora a publié des clichés de son amie québécoise Victoria Welby :

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Le féminisme sexuel, une revendication. Échange entre Victoria Welby et Nora Gaspard : Le sexe féministe comme solution culturelle (un exercice de théorie sauvage)

Pour dépasser ces contraintes «actuelles», une solution culturelle toute simple consiste à représenter la sexualité des femmes hors de ces contraintes. Il n’est probablement pas possible de penser notre désir et notre plaisir, nos corps, nos sexualités hors de toutes ces contraintes. Nous sommes des êtres de culture, de société. Mais les cultures et les sociétés changent. Parce que l’art. Parce que la culture. Parce que les idées. Alors investissons, avec nos désirs, nos plaisirs, nos idées, nos mots, nos images, nos histoires, nos corps, nos représentations, nos imperfections même! toutes les tribunes possibles pour dire haut et fort ce que nous sommes, ce que nous pouvons être, ce que nous voulons, ce que nous désirons. Représentons notre sexe beaucoup et souvent, pour que ça devienne monnaie courante.

Je dis tout ça avec un brin d’amertume, pourtant. Parce que je n’écris pratiquement plus d’histoires de cul. J’ai l’impression d’avoir fait le tour de mon projet. Qu’il est temps pour moi de passer à autre chose.

Ma question, pour la suite de notre échange: crois-tu être un jour lassée de la littérature érotique?

(Victoria Welby)

Retrouver le corps : Projet human skin / peau d’homme Nora Gaspar

auteur photographie

Source : Nora Gaspar

Nora Gaspard est Belge. Elle écrit, photographie et tweete sur depuis plus de 10 ans.

Darling,

Ici vous trouverez de ces mots, offerts sans plus de manière. Des mots de sexe, des mots d’envie, l’indécence racontée d’un point de vue on ne peut plus subjectif, le mien.

Ici, vous trouverez aussi des images, ces fragments de peau volés à des inconnus consentants, dans l’intimité d’un bureau, d’une chambre d’hôtel. Des peaux qui racontent la vie, qui une cicatrice, qui une brûlure, qui la griffe de l’amour. Ils ont la beauté des corps ordinaires, ce sont les hommes nus, les peaux humaines, devant mon appareil photo.

Et si la fragilité était force ? Et si le sexe était beau ?

Nora Gaspard a réalisé un important travail photographique, réinvestissant la forme du nu. Il existe toute une série sur les clichés d’hommes dénudés, accompagnés de textes sur le corps.

Victoria Welby, profil

Victoria Welby est un personnage né, un peu au hasard des choses, dans un site de rencontres virtuelles. Parce que son auteure ne voulait pas d’un pseudonyme numéroté (ç’aurait été une insulte à son imagination), elle a fini par emprunter le nom d’une autre. Intello et sémioticienne elle-même, elle a affublé son avatar du nom d’une sémioticienne anglaise, nécessairement méconnue des gens fréquentant les sites de rencontres.

Remuement

Feinte

Prosexe

Albertine retrouvée

À toute vitesse

Dans le feu de l’action, il m’a demandé, plein d’espoir, s’il pouvait me venir sur les seins. « Je n’attends que ça! » Et c’est exactement de cette manière, avec mes seins couverts de sperme et mon orgasme quelques minutes après, que s’est terminée ma folle aventure de vendredi soir, aventure qui avait commencé avec ma mère. Je l’appelle rarement ainsi, celle-là, mais puisqu’il était question de gros sexe sale dans la même phrase, j’ai jugé que ça serait drôle. Desir obscur

Glanées en se baissant

Rencontres virtuelles (#Ritournelles #Grindr)

poesie forme rencontre instagram

Dans la presse : La chronique de Maïa Mazaurette

podcast lecture presse

Alternatives gratuites Pour expliquer la toute-puissance des grosses plates-formes X, on évoque souvent leur facilité d’accès. Il existe pourtant d’autres formes de pornographie gratuite sur Internet ! Les adeptes de lectures érotiques pourront se tourner vers des podcasts (CtrlX, Le Verrou) ou créeront leur propre matériel (confessions, fanfictions). Les classiques sont dans le domaine public (e-books gratuits, Projet Gutenberg). Quant aux adeptes d’arts plastiques, ils peuvent consulter les catalogues d’art… ou compter sur la modération très aléatoire d’Instagram.

Des trajectoires : « Les Chemins de désir » Les filles naissent dans les roses, d’accord. Mais leur désir pousse-t-il sous serre, rectiligne, bien arrimé à un tuteur ? Pas vraiment. Dans cette série de six épisodes (de 15 minutes chacun), nous accompagnons l’auteure Claire Richard de ses premiers émois à la pornographie audio-participative (si, si) en passant par la découverte des films X de Canal+ et le monde des fictions en ligne. Une trajectoire sexuelle redoutablement bien écrite (sa version papier a d’ailleurs été publiée simultanément au Seuil), portée par une réalisation impeccable d’Arte radio. Le charme vintage et le sens de l’humour ne gâtent rien. Une citation : « Non mais, comment tu peux être féministe et lire des histoires où les femmes sont traitées comme des chiennes ? » Six épisodes de 15 minutes environ. Disponible sur Arte Radio.

Disclaimer Ctrl-X
Disclaimer Ctrl-X

De la littérature : « Ctrl-X / Le Verrou » Il paraît qu’on ne fait pas de littérature avec des bons sentiments : en tout cas, on fait de l’excellente littérature avec des cochonneries. Deux podcasts occupent ce terrain chic et spécifique depuis 2017. A ma gauche, le collectif Ctrl-X propose des extraits de 6 à 20 minutes, avec entre autres Pierre Louÿs, Valentine Abé ou Guillaume Apollinaire. A ma droite, « Le Verrou », conçu par Betty et Lou, offre des vignettes de 2 à 7 minutes, au cœur desquelles on retrouvera Aragon, Colette ou Bataille.

Entre les deux, nos corps balancent : mises en son impeccables, jolis designs, et juste ce qu’il faut de culture G pour justifier sa culture Q (« je te jure, maman, je révise le bac littéraire »). sur Ctrl-X

Pratiques amateur ?

Les écritures érotico-pornographiques constituent une part très importantes des pratiques amateurs, que l’on retrouve notamment sur les plateformes d’écriture en ligne : Fanfiction, Wattpad, etc.

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Des textes courts et trash en prose. Tu peux appeler ça de la poésie. Ou dire que c’est de la merde. Tu peux bander en lisant ça. Ou mouiller sans l’avouer. Je m’en moque, je suis là et j’écris jusqu’à la fin.

Chez les hommes

  • Cartes postales

Philippe de Jonckheere : Cartes postales

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Et l’amour la littérature dans tout ça ?

Le roman, un genre pornographique

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Éric Chevillard :

La pornographie, répétons-le, dévoie gravement la sexualité des jeunes qui s’imaginent en visionnant des films que ces pratiques et ces postures constituent les figures imposées de l’étreinte amoureuse, tout comme d’ailleurs le roman dévoie gravement leur vie sentimentale en leur faisant accroire que le romantisme est le secret de la relation amoureuse alors que celle-ci commence en réalité comme nous le savons tous par une bonne fellation et se termine par une sodomie brutale suivie d’une éjaculation faciale. (21.07.09)

Amours solitaires : déclarez votre flamme

love amour tchat

Envoyez vos plus belles déclarations d’amour (déjà deux ouvrages publiés, sur une initiave de Morgane Ortin)

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Hysterical literature

lecture video masturbation

Hysterical Literature is a video art series by NYC-based photographer and filmmaker Clayton Cubitt. It explores feminism, mind/body dualism, distraction portraiture, and the contrast between culture and sexuality. (It’s also just really fun to watch.)

Launched in August of 2012, the video series has been watched over 90 million times in 200 countries.

L’anour au temps du COVID-19

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