Quelles politiques de territoire ?

updated 15:01:43 - January 20, 2020

Description

Depuis les années 2010, un réseau des Tiers-Lieux Libre et Open Source se tisse autour d’une volonté conjointe de reprendre prise sur les questions sociales, techniques, éthiques, … auquels ils font face. (démarche instituante, auto-institution et auto-détermination)

« Faisons les serment de nous rencontrer et de nous réunir à chaque fois que les circonstances l’exigent et de nous séparer uniquement lorsque […] »

Cette phrase issue du Serment de Jeu de Paume, dans laquelle la fin est volontairement laissée en suspension pour chaque individu puisse en écrire le but final et que la somme de ces écrits constituent un ensemble de circonstance commune, illustre assez simplement le besoin de rencontre physique des individus qui co-construisent ce type de processus.

Cela fait écho, sans pour autant en être une part directement reliée, aux travaux d’Antoine Burret, Docteur en sociologie : Étapes vers une conception politique du tiers-lieu.

Le tiers-lieux est l’acte de poser une intention dans un espace-temps pour que celle-ci soit appréhendée par d’autres, en documentant les processus/actions qui en découlent. Il s’agit de partager une intention jusqu’à ne plus en être soi-même dépositaire.

Une conception du tiers-lieux comme un processus, donc c’est beaucoup plus que 4 murs et toit.

Qui conserve dans sa typologie le X, sciemment et avec résistance, pour son facteur inclassable et ses diversités.

Cas d’usages

En milieu rural, en bord de mer, en localité péri-urbaine, la volonté de renconter de nouvelles personnes, ou de réunir des personnes déjà connues peu servir de point de départ à la conception d’une expérience collective.

Des évènements venant bousculer, voir catastropher, le vécu peuvent servir de circonstances pour s’assembler dans une configuration différente, tierce, de celles habituellement constituante du travail ou de foyer.

L’invitation à un espace-temps qui pré-embarque des imaginaires diverses avec des représentations situées en archipel dans un paysage politique peut-il servir de point de départ à une agora, même temporaire, qui permet la colision entre praxis et pratiques ?

Un feu de camp pour, depuis l’onorisme, permettre de penser la transformation du milieu naturel et des rapports sociaux coinjointement avec des pratiques expérimentées sur les cas singuliers de cette transformation.

Pas juste un exercice théorique qui advient de mise en œuvre de réthoriques lorsqu’il l’impossible matériel, lorsqu’il touche au réél ; c’est un vécu collectif qui permet d’intégrer des réalisations concrètes telles que :

  • (Ré)apprendre à vivre et faire ensemble
  • Auto-définir des règles et des périmètres
  • Vivre la prise décision collective
  • Expérimenter la logistique de l’alimentation dans un paysage donné
  • Comprendre et gérer des déchets
  • Générer, travailler, produire, gérer de l’information
  • Intéroger la sociologie de l’énergie, en produire et la répartir, y compris en cogestion
  • Prendre soin de soi, d’autrui, de l’environnement
  • À compléter

Les IndieCamps

Fiche d’identité

  • Qui sommes-nous ? :

Indie : abréviation de l’anglais « independent », parfois francisée en « indé » ou « indèp » pour « indépendant », qualifie une forme de culture produite en dehors des circuits commerciaux traditionnels et/ou appartenant à un courant underground, anticonformiste, avant-gardiste.

L’idée à la conception du premier IndieCamp, nommé Summer Camp en 2016, vient du désire d’avoir en France des rencontres inspirées de L’indeWebCamp.

La culture influençant les IndieCamp provient de l’histoire de Factory Records un label indépendant anglais fondé à Manchester en 1978 par Tony Wilson et Alan Erasmus, qui compte parmi son catalogue plusieurs groupes phares de la scène rock britannique de l’époque, à savoir Joy Division, New Order, A Certain Ratio, The Durutti Column, Happy Mondays, et (brièvement) James et Orchestral Manoeuvres in the Dark. En 1992, le très industriel London Records envisage de reprendre Factory, mais l’affaire tourne court : en effet, à ses débuts, Factory avait pour habitude d’éviter les contrats, et il s’avère que le catalogue de New Order appartient en grande partie au groupe plutôt qu’au label. La légende voudrait même que les cadres de réciprocité entre les premiers contributeurs à Factory Recors furent écrits avec le sang de Tony Wilson sur un morceau de nappe en papier.

Dans ces origines et ces influences, l’IndieCamp est également espéré comme conçu agilement et frugalement. Avec des réflexions et des tentatives de fonctionnement apparentable à l’extreme programming. parfois avec des essais d’usage de Class, Responsibilities, and Collaboration (CRC) dans sa conception et son déroulement.

De 2016 à 2019, en partant d’un appel rédigée sur un page du wiki movilab.org, 6 IndieCamps ont eu lieu dans 2 différents villages de Bretagne, Bretagne nord et Bretagne sud.

  • Kerbors (Côtes d’Armor) :
    • 2016
    • 2017
    • 2018
  • Névez (Finistère sud) :
    • 2017
    • 2018
    • 2019

En 2017, se déroula le SummerCamp à Aurec, département de la Haute-Loire.

Puis, en 2019, le programme rivières pourpres surgit dans la suite immédiate de la pollution d’une rivière avec du sang animal provenant d’un abatoire industriel.

Détail expériences/cas d’usage à venir

Rivières Pourpres

Fiche d’identité

Détail expériences/cas d’usage

Conditions de mise en oeuvre ou de développement

Presque Non-programmé

Il n’y a pas de programme des activités définis à l’avance, au plus quelques propositions qui n’ont pas valeur d’obligation. Juste une date de début et de fin et un emplacement.

  • Les envies et les possibles peuvent avoir été sourcé⋅e⋅s en amont par visioconférence, rencontres ou par écrits en ligne pour mettre toute personne intéressée au même niveau d’information qu les autres participant⋅e⋅s.

  • Celles et Ceux qui seront là feront l’événement.

  • Il n’y a pas vraiment d’organisat⋅rice⋅eurs en chef

  • Chaque participant⋅e⋅s peut porter une responsabilité collective si cela lui convient

  • Si besoin :Tarif par jour est arbitrairement fixé à un seuil minimal. La solidarité financière entre participants n’a pas été objectée.

  • Tu t’organises, sans te reposer sur les non-organisat⋅rices⋅eurs.

  • Tu honores la loi des deux pieds : si vous n’êtes ni en train d’apprendre, ni de contribuer, passez à autre chose !

  • Tu acceptes que les personnes présentes sont les bonnes

  • Les participant⋅e⋅s viennent lors qu’ils le peuvent, ils restent le temps qu’ils et elle souhaitent

  • Les participant⋅e⋅s ne viennent pas les mains vides en fonction de leurs possibilités et de leurs projets

  • Le regime alimentaire de chacun⋅e est respecté et considéré avant l’ouverture du camp

  • Ce qui ressort de cet IndieCamp sont les fruits des jardins communs cultivés par les parties prenantes

Éphémère

un Tiers-Lieux éphémère où chacun⋅e est libre de se reposer ou travailler, d’aller et venir, selon ses envies et son rythmes. Il est conçu pour se déroulé dansun esoace-temps déterminé et borné., avec un début et une fin. Sans obligations qu’il soit renouvelé, laissant des opportunités que la recette de configuration sociale soit reproduite et adaptée ailleurs, autrement, avec d’autres intentions et d’autres personnes.

Redondant

Car ils puisent dans toutes les techniques mises en œuvre pour ajouter des morceaux d’informations supplémentaires, dits redondants, à l’information utile à transmettre. Car ils s’appuient sur toutes les opportunités qui, par des circonstances particulières, favorisent les rencontres. Formant ainsi des actes et des travaux qui rendent théoriquement possible de concevoir un arbitrairement petit travail sur des risques critiques au prisme des Communs

Source ouvertes

Le transparence, la réciprocité et les pratiques collaboratives basée sur des source et documentations libre et en source ouvertes et les possibilités de modifier le programme des projets / ateliers / séances par toutes personnes qui voudraient participer au camp apportent les conditions à la confiance dans la démarche et provoque l’intérêt. C’est une base à jardiner collectivement pour entretenir la transition vers une autonomie, une bien être et épanouissent personnel comme collectif.

Enjeux, leçons apprises de l’expérience

Avant d’acter la décision d’action, c’est le cadre de réciprocité qui a été travaillé : Ce que les Campers doivent aux hôtes et ce que les hôtes apportent aux campers. Une fois ce cadre de réciprocité établi, il ne reste plus qu’a lister les impératifs (ou ce que les parties veulent ou ne veulent surtout pas), ex :

  • nombre de places maximum
  • respect de l’intimité des hôtes
  • accès à l’électricité et commodités
  • Documentation
  • Etc.

Tout d’abord, il faut constituer un groupe de personnes motivées, ou utiliser un groupe existant, pratiquant un langage commun ou en capacité rapide de pratique un langage commun. Cela est important pour faciliter les échanges tout en évitant les incompréhensions, parfois diffuse, de concept qui pourraient mener à des tiraillement assez fort pour dissoudre l’élan collectif et donc l’objectif de co-construire et co-réaliser un Camp. Les origines géographique ou les distances de résidences des individus de ce groupe n’ont pas d’importance, internet peu permettre d’avancer dans les dialogues par chat ou par visio-conférence.

Ces personnes établissent ensemble, par consensus dans le cas présenté ici, les bases de conception du camp :

  • Créneaux possibles dans l’année
  • Minimum de base et conditions de fonctionnement collectif pour lancer le projet
  • Outils de communications et de notes collaboratives communes de préparation

Sources

Général

Sur les IndieCamps

Sur Rivières pourpres

  • Ressources documentaires : Documentation sur dokuwiki

SumerCamp 2017 - Aurec

Fiche réalisée par