Publishing Sphere Reader (A Repository)

updated 19:36:21 - August 14, 2020

Introduction

With this repository,

A conference epigraph collection, prepared by Danny Snelson

BENOIT BORDELEAU benoitbordeleau

CAMILLE LOUIS camillelouis

Comment écrit-on le temps? Quelle organisation temporelle génère-t-on à travers une écriture sensible qui peut devenir, en ces temps accélérés qui ne cessent de nous placer sous ‘état d’urgence’, une forme de résistance esthétique?

CHRIS TANASESCU christanasescu

Every poem, that is, every person, is a graph – of instincts, beliefs, phrases, and so forth (news everybody knows but wants to receive proof of) – and yet they may be read and then involved as a (set of) point(s) to start networks from or to connect through.

CHRISTINE BERNIER christinebernier

Les pratiques expositionnelles muséales plus traditionnelles, dans cette quête du « mieux voir », se retrouvent aujourd’hui surpassées par la technologie du musée virtuel, où la suspension du regard est projetée dans l’immédiateté de la vision.

CRAIG DWORKIN craigdworkin

Inscription, obviously, requires material impingement, but the act of reading, despite so often figured as disembodied, also always involves a material interaction.

DANIELLE ST-AMOUR daniellestamour

With hopes that language, here, is granted status as both the method and the main business, with reverence to its possibilities and its slippages.

DANNY SNELSON dannysnelson

Like poetry, we might say that the book isn’t dead, it has simply lost its claim as a primary source of information.

DARREN WERSHLER darrenwershler

You could call it the platformization of nostalgia. This is how business is done in the age of the Stack.

DIANA HAMILTON dianahamilton

Poetry should probably get over its fixation on limits, which results in the dullest kind of sectarianism. […] Instead, poetry becomes one of the many ways you have of asking for things, and for being pleased by the asking.

DOMINIC SMITH dominicsmith

The work seems to invite us to be both extremely aware and extremely open in our approach to the specificity of technologies and how they contribute to the environments of contemporary everyday experience.

EMMANUEL CHATEAU-DUTIER emmanuelchateaudutier

Le corpus rassemblé contenait plusieurs états du prononcé de certains cours (ordres et toisés). De ce fait, notre but n’a pas été – même si nous en avons été tentés – de reconstituer une version unique de ces cours mais d’en conserver toute la fluidité.

ENRICO AGOSTINI MARCHESE enricoagostinimarchese

L’opposition millénaire entre réel et imaginaire, inaugurée par Platon, est-elle encore valable à l’époque du numérique ? Nous entendons questionner le positionnement platonicien en nous appuyant paradoxalement sur l’art le moins réel d’après Platon lui-même : la littérature. Nous montrerons, à travers un bref parcours historique de la filiation qui de la flânerie baudelairienne en passant par la pratique situationniste de la dérive, mène jusqu’à la littérature numérique contemporaine portant sur l’espace, comment cette typologie de littérature, avec ses stratégies d’écriture, ses poétiques et ses pratiques, peut déjouer cette opposition gravée dans notre pensée.

ERIC DARSAN ericdarsan

Laissons entendre l’écrit par nos voix réunies, relâchons le livre sur l’agora, nous inscrivons dans le collectif. Renversons les grilles de lecture. Donnons lieu. Faisons place. Soyons turbulent.

ERÍN MOURE erinmoure

Verbs were why I wrote,

I wrote to rid myself of verbs.

Trials were alphabets. I found myself guilty. I found myself alone scraping letters in Edmonton on a granite stone.

FRANÇOIS BON francoisbon

Le numérique affecte la façon dont on écrit aussi bien que celle dont on lit, nos bibliothèques comme la trace que nous laissons parmi les autres.

GÉNÉRAL INSTIN generalinstin

L’arrivée des premiers textes, très différents et portés sur la pure fiction, bouleverse ce début d’agencement. L’idée d’autofiction collective est abandonnée. Elle restera en filigrane, au point de vue du processus de création, mais sans servir de motif.

GÉRARD WORMSER gerardwormser

L’exercice d’histoire imaginaire est probablement un des meilleurs antidotes contre la violence.

Sartre considérera, dix ans plus tard, que l’auteur et le lecteur passent un pacte centré sur un partage de ces formes imaginaires qui créent un lien libre entre eux et renforcent leur exigence réciproque : « Dans la joie esthétique, la conscience positionnelle est conscience imageante du monde dans sa totalité comme être et devoir être à la fois, à la fois comme totalement nôtre et totalement étranger, et d’autant plus nôtre qu’il est plus étranger ». Le lecteur est prié d’accorder une valeur aux propositions de l’écrivain, y compris celles qui déçoivent ses attentes spontanées et le poussent à faire face à toutes sortes d’avanies, comme le font Kafka ou Flaubert. Le cas du poète, comme Jean Genet, est plus net encore : « l’émotion est devenue chose, elle a maintenant l’opacité des choses ; elle est brouillée par les propriétés ambiguës des vocables où on l’a enfermée».

HUGH MCGUIRE hughmcguire

A big part of that process is you, the reader — because publishing does not stop once the book goes out into the wild. Maybe that’s when publishing really begins.

KAIE KELLOUGH kaiekellough

an abandoned radio’s static roars against the ocean

walking the seawall

thought and noise converge in a needle

shivering between stations

having traversed air, am i noise or am i here

LIONEL RUFFEL lionelruffel

Les études sur l’histoire de l’édition, le passage du manuscrit à l’imprimé, le rôle des formes matérielles qui portent le texte ont permis de montrer que le support joue un rôle déterminant dans la constitution de la littérature comme discipline et comme pratique. Si on quitte l’histoire des supports de l’écrit pour lire les auteurs eux-mêmes, on peut remarquer que nombreux sont les textes où ces derniers donnent au livre, bien avant l’imprimerie ou la naissance de l’écrivain moderne, une place déterminante dans la constitution même de leur œuvre et la légitimation de leur geste d’écriture.

MARCELLO VITALI-ROSATI marcellovitalirosati

Comment penser l’espace numérique et rendre compte de son caractère à la fois structuré, mouvant et collectif ? Comment trouver un dispositif qui permet un dialogue ouvert, parvenant à saisir le sens des infrastructures numériques, sans les cristalliser en une essentialisation appauvrissante ?

La présence : oui, une question d’inscription. Je suis là parce que je te demande d’accepter une syntaxe. Voilà ce que signifie être là, accepte-le. Et alors : être là signifie être l’un devant l’autre, ou être là signifie occuper une scène et parler très fort, être là signifie pouvoir entendre sa voix, être là signifie pouvoir se voir, être là signifie pouvoir se toucher. La production de la présence relève de la négociation (ou l’imposition) de règles formelles qui font la syntaxe — et peut-être aussi la grammaire — de toute relation. Les trois petits points qui apparaissent dans les applications de messagerie pendant que l’autre est en train d’écrire sont une présence. Syntaxe pure. Mais une syntaxe qui ne peut exister que par une interprétation : ce qu’on appelle «sens». Mais ce sens ne peut se donner que via des expériences — ou des pratiques ? Ce sont les pratiques qui agencent l’espace et qui permettent de donner un sens à la syntaxe.

MARIE MARTEL mariemartel

Les bibliothécaires et les archivistes, qu’ils ou elles viennent du monde universitaire, municipal ou communautaire, se trouvent souvent à défendre des visions sociales qui entrent en contradiction avec l’idée que cette institution publique doit demeurer neutre. À notre époque, ils et elles doivent souvent subir en silence les conséquences du néo-libéralisme triomphant, qui affectent leur milieu de travail comme le reste de la société. Aujourd’hui plus que jamais, les bibliothèques sont en pleine mutation. La manière d’accomplir chacune de leurs missions se transforme au contact du numérique et de l’Internet, entre autres.

MARINA GALLET marinagallet

La dynamique de numérisation dans laquelle sont entrés les acteurs liés à la danse fait surgir de nouvelles questions quant à l’archive et le rapport que nous y entretenons.

MICHAEL E. SINATRA michaelsinatra

As our society finds itself more and more engulfed in technological changes, we hope to offer some commentary on the very notion of digital humanism seen not only through the impact of social media on our day-to-day lives, but also in the way that information gets written and accessed.

MICHAEL NARDONE michaelnardone

I want a literature that is composed of an array of inscriptive practices: their systems, devices, logics. I want a literature that engages the language that forms power relations — modes of supremacy and domination — in the world.

NATHALIE CASEMAJOR nathaliecasemajor

How did the trope of immateriality colonize our imagination to the point where we came to believe computing exists beyond the material world? […] By situating digital media within the long-term evolution of technical media, historical perspectives push aside the presentist temptation of separating old media from supposedly new immaterial ones.

NICK THURSTON nickthurston

John Cage aimait à rappeler l’anecdote suivante : un jour qu’il travaillait avec Schoenberg, celui-ci lui montra la gomme plantée au bout de son crayon, et lui dit: «cette extrémité-là est plus importante que l’autre». About Nick Thurston, in Craig Dworkin, «No Medium», traduction libre.

NICOLAS SAURET nicolassauret

Les Humanités n’ont eu de cesse de produire des modèles pour penser et interpréter le monde. Malgré cette constante, l’informatisation de leurs pratiques, de leurs méthodologies, voire de leurs concepts introduit une nouvelle forme de modélisation qui ne peut se passer d’une analyse épistémologique. L’introduction du calcul formel sur des objets d’étude échappant apparemment à toute formalisation impose en effet de questionner la pertinence des approches quantitatives telles qu’adoptées par les Humanités numériques. Le modèle est alors prétexte à réitérer la dichotomie du calculable et du non calculable, du syntaxique et du sémantique, et finalement du statut ontologique de la connaissance.

Par leurs multiples manifestations au travers le monde, les communs nous invitent à ne jamais réduire l’Histoire politique des sociétés, des technologies et de l’environnement à un processus linéaire. Au mythe d’un progrès scandant l’irréversibilité, ils opposent la puissance de multiples prises sur le réel pour bâtir, transmettre et faire coexister des trajectoires et des récits alternatifs. La coexistence de ces récits ouvre des espaces où le statut et le rôle de l’écrit sont remis en jeu. Les auteurs proposent de faire place à ces expériences d’écriture, et d’en saisir les multiples diffractions. Il s’agira, d’une part, de révéler en quoi l’écrit transforme et diversifie le répertoire d’action des communs, leur définition-même, et l’identité de ceux et celles qui y prennent part. Et, d’autre part, de potentialiser cet espace par la réactualisation et l’hybridation des idées et des actes. En d’autres termes, de se porter « au devant de l’irréversible ».

NICOLE RAZIYA FONG nicoleraziyafong

I visualized the noon of trees. I visualized a dense, sinuous river. I counted the signs I passed. I visualized a change of pace. I paced ahead, encountering extend. I visualized water rushing in from the point of indifference. I visualized words cut from their meanings, pacing numerically between longing and extent.

PATRICK CHATELIER patrickchatelier

Un visage bientôt, annonce le nuage de poussière, le nuage humain, à la présence de poussière qui vient de la poussière et retournera à la poussière. Un visage bientôt, annonce la poussière humaine qui deviendra homme-poussière, insensiblement au rythme de son galop tranquille.

PIERRE CHOFFET pierrechoffet

SÉBASTIEN THIÉRY sébastienthiéry

… fonder le grand œuvre urbanistique en recomposant des récits, matières textuelles si ce n’est poétiques à partir desquelles nous pourrons continuer de fabriquer politiquement la ville, et non pas subir le « développement urbain » comme une fatalité des temps présents.

SERVANNE MONJOUR servannemonjour

Cette non-distinction entre imaginaire et réel est facilement observable dans l’espace numérique. Nous dirons même qu’il existe un lien étroit entre cette idée et le fait numérique : d’abord parce que celle-ci est un catalyseur de la culture numérique, mais aussi parce que la culture numérique est un catalyseur de cette idée.

SHANZHAI LYRIC shanzhailyric

The shanzhai text is born of collective method. Translated—or transmuted—texts, having become hybrid and allusory forms, enter a shared domain: their artful slogans “belong fully to no one.” Authorship askew, a shared voice cries out, one that demands and enables the redistribution of capital.

STEVE GIASSON stevegiasson

o dedi

o dada orzoura

o dou zoura

a dada skizi

o kaya

o kaya pontoura

o pounoura

a pena

poni

SUZANNE PAQUET suzannepaquet

S’il est possible d’affirmer que l’image numérique ne constitue pas une rupture, la photographie restant cet exercice de reproduction des œuvres, de reproduction des lieux du monde, pour les « répandre » ou pour les rapporter chez soi, il y a toutefois lieu de s’inquiéter d’un (dés)ordre du monde que révèle la prolifération des classements idiosyncrasiques ou des classifications borgésiennes, dont je n’ai donné ici qu’un aperçu, dans cet espace autre, mais de plus en plus profondément intriqué dans notre quotidien, que forment les cyber-réseaux.

SYLVIA FREDRIKSSON sylviafredriksson

décentrer, décider, déconstruction, déflexion, délégation, démocratie, démocratie de face à face, déprogrammation, design, dialogue, dichotomie, diffusion, digital labor, diversité, do-ocratie, documentation, données personnelles en commun, doute, droit administratif des biens communs, droits sociaux, écologie, écologie politique, économie, économie collaborative, économie de la prédation, économie hétérodoxe, écosystème, égalité, émancipation, émergence, empathie, empowerment, enclosure, environnement, évident, expérience, faire, faisceau de droits, féminisation, festif, fiction, foyer, fragilité,

VICTORIA WELBY victoriawelby

Ce n’est pas tant du détournement qu’un moyen d’ « habiter » .

YAN ST-ONGE yanstonge

Prenant appui sur le concept du rien, ma démarche artistique s’inscrit dans la métadisciplinarité; je transcende toute discipline pour en arriver à un art protéiforme et fluctuant où les idées et les façons d’être au monde sont plus importantes que les objets.


Lionel Ruffel, on “the contemporary moment of literature”

On “the contemporary moment of literatures,” from Lionel Ruffel’s book BROUHAHA: Worlds of the Contemporary, recently translated into English and published by Univocal / University of Minnesota Press:

We could argue that these moments of inscription of the literary in public spaces (lectures, performances, exhibitions, etc. arise out of a logic proper to subaltern counterpublics. The best proof, I believe, is the reaction they often incite. Such forms are rejected as being not really literature but only noise or babbling and as being in some way communitarian. And yet, the reproach of communitarianism comes from those who have idealized the public sphere and do not want to recognize the fact that there are multitudes of public spaces, both temporary and coexisting.

On the contrary, I argue that this multitude of public spaces constitutes the contemporary moment of literature, just as the public sphere of Literature characterize its modern representation. If these public space have always existed, even when they were silenced, they have never been more numerous or more visible than they are today. They have not only multiplied but greatly diversified, so widely that literature today appears in large part as it it were an arena of conflict between a hegemonic public sphere built on print publication and a multitude of counterhegemonic public spaces marked by “brouhaha literature” – literature exhibited, performed, on site, with multiple types of support – and with a great deal of circulation between the two.

Read more about Ruffel’s book: here and here.

lionelruffel publicsphere publication contemporary brouhaha


Assemblages Souples / Loosely Assembled, curated by Danielle St-Amour

En Anglais, In French.


The Tapeworm Foundry, by Darren Wershler

Link to a PDF of Darren Wershler’s oulipian work The Tapeworm Foundry, found on UbuWeb:

http://www.ubu.com/ubu/pdf/wershler_tapeworm.pdf

Johanna Drucker on The Tapeworm Foundry: Tapeworm provides an inventory of programmatic commands. It is a work of exhaustion and play, but also, a work of defeat, nihilism, and hip-ness. An instance of what Alan Liu would call “cool” - the too hip to stake anything work with its rapid-fire, quick/glib/smart/fast commentary on what could be done or has been-rather than a work that takes a chance at doing. Is it, as it also claims on its cover, “a powerful artistic expression of defiance”?

Tapeworm’s own textual/conceptual production plays out “performance commands” and procedural constraints. This work is about poetry’s being “over”-way over, and reduced to its modes of creation/construction as instructions. If the modernist plaint was that “the language is exhausted,” the late modernist registers the impossibility of believing in literature at all. Whether or not it is infused with new matter and substance, all of its forms are worn out executions of too-familiar ideas. Modern literary language sought infusions from vernacular sources, speech in the street, life caught unawares. But now the difficulty is to capture language and literature back from the monoculture, mass mediated systems, and the dull-witted terms of literary production as an administered art.

That the once obscure OuLiPo is now central to theoretical poetics seems directly connected to our current confrontation with the codes and code-condition of language, poetry, and digital media. We should always be cautious about any sense of techno-determination. Production technologies don’t determine our aesthetics, or their content, their mood, or their form. But the aesthetic realm is its own piece of the historical cultural continuum, and just as the wireless imagination signals a moment in poetic time so the digital calls certain aspects of composition into focus more acutely than others. Among these? The materiality of text production and the media/mediated work insist on the realization that there is no natural condition for language at all, not just no “natural” relation between language, words, things, and words/ideas.

–From Drucker’s “Un-Visual and Conceptual”

darrenwershler johannadrucker oulipo conceptualwriting


Of the Subcontract, by Nick Thurston

Link to a description of Nick Thurston’s book Of the Subcontract, a collection of exactly 100 poems written by a worker subcontracted through Amazon Mechanical Turk:

https://en.wikipedia.org/wiki/Of_the_Subcontract

Nick Thurston, on Of the Subcontract, in dialogue with Stephen Voyce:

Although I use terms like “appropriation” as a shorthand, so that I can access certain conversations and acknowledge certain authorial presuppositions in the cultural industries that I’ve chosen to work within, I’m really interested in depropriation. (That’s part of the reason why I like your work on digital poetries, the cultural commons, and the insufficiency of identities like “pirate.”) With that in mind, I’ve long been curious about the mythologization of an illusory sense of the common ownership of digital or digitized material (i.e., data), a sense that was co opted from Internet utopianism by computational capitalism. In contrast to that illusion, it seems that digital spaces and their contents are being established more like frontiers than commons, such that pockets of common ownership have to defend themselves negatively as exclusionary zones.

One of the newer mythologies spawned in turn by that misunderstanding (or maybe, one of its shadows) is the virtual subject-position of the wholly selfdetermining worker, or rather the illusion of being able to take up the subject-position of a worker who only works for themself via virtual networks—who can do anything, any time, for and from anywhere via a networked computer. It’s a new crescendo in (or shadow of) the long fantasy of the freelance worker. But now it comes with even fewer of the worries about actual-world responsibility because it has been restructured on a peer-to-peer marketplace model that perfectly suits the web. Online, any worker can take up that illusion or fantasy through an avatar identity by registering with any number of the new online-only labor pool schemes. The project that became Of the Subcontract began because I wanted to explore the strange new modes of expropriation that have been honed for, or have been founded as native to, these frightening new factories, which are deceptively new and overtly position themselves as a symptom of (in the guise of a solution to) broader changes in the flows of global capital.

–More from that dialogue in the Iowa Review: here.

nickthurston darrenwershler amazon digitalpoetry poetry


Shanzhai Lyric (New Inquiry)

An excerpt from Ming Lin and Alex Tatarsky’s essay on “Shanzhai Lyric” in New Inquiry:

Made in China but bearing English text, ubiquitous garments spotted across the globe feature texts and aphorisms which appear to be mistranslations from some obscure fashion manual. These phrases connote trendiness but exist as intriguing nonsense. Brand names and major cities abound—Proenza Schouler, New York, Paris—alongside the lesser-known Tofyo, Zondon, Cnanel, while pop lyrics and celebrities run the gamut of widely recognized (William Shakespeare, Allen Ginsberg) to the eccentrically misprinted misfit (Andy Warnol, Carfield). Hallmark sayings are interwoven with military slang, and then there are long strings of gibberish curbed by mysterious numbers and dates claiming alleged typologies and histories. The prerogative of fashion, as Caroline Busta writes, has always been that of “metabolizing the surplus of one’s environment.” Indeed, the manic mash-ups of realms and registers often read as poems distilled from the detritus of consumerism.

China has long been known for its vibrant counterfeit culture. The “World’s Factory” produces iPhones, Uniqlo and Gucci, but also Pardo, Muimui and Diro. “Copycat” or shanzhai brands are at once cause for law disputes and labor concerns as well as demonstrative of recent trends in China’s growing domestic market. In flagrant disregard of the concepts of authorship and originality which underpin Western brand worship, a new breed of designers has emerged as masterful manipulators of fashion rhetoric, skilled at subverting the ceaseless barrage of contemporary signifiers. This cacophony of copies has a flattening effect whereby logos are reduced to interchangeable images and words become patterns rather than text.

“The French theorist Roland Barthes, in his ruminations on fashion, distinguishes the real garment from its visual and metaphysical counterparts. Referring specifically to magazine spreads, he notes two versions of the garment: the plastic “image-clothing” presented as a photo or drawing, and the corresponding verbal description, the “written garment.” These two forms of garment-being at once complement and contradict one another, and stand jointly in contrast to the real. Chinese shanzhai garments conflate the real, written and plastic where the written is no longer an ancillary description, but adorns the actual garment front and center. Text is thereby transformed into image, rendering it plastic.

Essay continued here.

shanzhailyric minglin alextatarsky translation garment-being barthes softarchitecture


Erín Moure on Reading, Translation, and Multilingual Poetry

Link to an excerpt of Erín Moure’s 2010 conversation with Charles Bernstein on poetics, in which she discusses pushing writing out of a single language:

https://media.sas.upenn.edu/pennsound/authors/Moure/Close-Listening/Conversation/Moure-Erin_Close-Listening_03_on-reading-translation-and-multi-lingual-poetry_conversation_2-21-10.mp3

And a link to her page on PennSound:

http://writing.upenn.edu/pennsound/x/Moure.php.

translation erinmoure audio multilingual poetics poetry broadcast


Do or DIY, Information as Material

“Institutions cannot prevent what they cannot imagine.”

‘Do or DIY’, 2012.


“Our media is the shorts” –shanzhailyric

IMG_6758Uploading file…_rbt1z8k8f

erinmoure performingexperimentalpoetry


Rober Grenier’s poem “CAMBRIDGE, M’ASS”

More from Grenier here and here.